FIV : qualité des embryons et chances de réussite

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29 Mai 2026

Qualité des embryons : de quoi s’agit-il ?

Si vous avez entrepris un parcours de FIV, vous savez que chaque nouvelle du laboratoire compte. Lorsque l’embryologiste vous appelle pour vous donner des nouvelles de vos embryons, il peut évoquer la classification des blastocystes, la notation des embryons ou encore vous parler d’un embryon de grade A, par exemple.

Il est tout à fait normal de se demander ce que signifient ces résultats. Permettent-ils de mieux évaluer les chances de réussite ? Un embryon de meilleure qualité augmente-t-il les chances de grossesse ? Quelle est la place du test préimplantatoire PGT-A dans tout cela ?

Chez Ferticentro, nous savons à quel point cette étape peut être chargée d’émotion. Notre équipe est convaincue qu’une information claire doit vous aider à mieux comprendre votre parcours, et non vous inquiéter davantage.

Dans cet article, nous vous expliquons ce que signifie la qualité des embryons en FIV, comment elle est évaluée et pourquoi elle joue un rôle essentiel dans les chances de réussite.

FIV : comment se forment les embryons ?

Avant de parler de la qualité des embryons et de leur notation, prenons un instant pour comprendre comment ils se forment. Mieux connaître ce processus permet de mieux comprendre la suite du parcours.

Étape 1 : La stimulation ovarienne

Lors de la première étape de la FIV, un traitement hormonal stimule les ovaires afin qu’ils produisent plusieurs follicules (de petites poches remplies de liquide contenant chacune un ovocyte immature). L’objectif est de permettre la maturation de plusieurs ovocytes en même temps, plutôt que d’un seul comme lors d’un cycle naturel. Vous bénéficierez de contrôles réguliers par échographie et de prises de sang afin que votre médecin puisse suivre la croissance des follicules et l’évolution des taux hormonaux.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la FIV, consultez notre guide pour entreprendre un parcours de FIV.

Étape 2 : La ponction ovocytaire

Lorsque les follicules atteignent la maturité nécessaire, votre médecin procède au recueil des ovocytes. Cette intervention, qui dure généralement une quinzaine de minutes, se déroule sous légère sédation. En laboratoire, les embryologistes analysent le liquide folliculaire, récupèrent les ovocytes et les placent dans un milieu de culture spécialement conçu pour reproduire les conditions naturelles nécessaires à leur développement.

Étape 3 : La fécondation

Il existe deux principales méthodes de fécondation des ovocytes :

  • La FIV conventionnelle : un échantillon de sperme est préparé et optimisé en laboratoire afin de sélectionner les spermatozoïdes les plus mobiles et les plus performants. Les ovocytes sont ensuite mis en contact avec plus de 100 000 spermatozoïdes dans un milieu de culture spécifique afin de permettre la fécondation.
  • La FIV avec ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïde) : l’embryologiste injecte directement un spermatozoïde soigneusement sélectionné dans chaque ovocyte mature. Cette technique permet d’obtenir une fécondation même lorsque la qualité, la quantité ou la mobilité des spermatozoïdes est très faible.

Étape 4 : La culture des embryons et le suivi du développement embryonnaire

Une fois fécondés, les embryons se développent dans des incubateurs spécialisés qui contrôlent avec précision la température, l’oxygène et l’humidité. Les incubateurs Time Lapse modernes prennent des images en continu de chaque embryon, permettant aux embryologistes de suivre leur développement sans perturber leur environnement.

Étape 5 : Les stades du développement embryonnaire

Les embryologistes observent les embryons chaque jour et décrivent leur évolution selon leur stade de développement.

Les différents stades du développement embryonnaire

Jour 1 : formation du zygote

Deux petits cercles appelés pronucléi apparaissent : ils indiquent que l’ovocyte et le spermatozoïde se sont bien unis. C’est le tout début du développement embryonnaire.

Image au microscope d’un ovocyte fécondé au 1er jour du développement embryonnaire, montrant deux pronucléi à l’intérieur de la cellule avant les premières divisions.

Jour 2 : début de la segmentation

L’embryon commence à se diviser et compte généralement entre deux et quatre cellules.

Image au microscope d’un embryon humain au 2e jour de développement, montrant plusieurs cellules visibles au début du stade de la segmentation.

Jour 3 : suite de la segmentation

L’embryon atteint en général huit cellules. À ce stade, les embryologistes observent notamment la taille, la régularité et l’aspect des cellules afin d’évaluer sa qualité.

Image au microscope d’un embryon humain au 3e jour de développement, montrant plusieurs cellules regroupées au cours des premières étapes du développement embryonnaire.

Jour 4 : fin de la segmentation (la morula)

Les cellules se compactent progressivement pour former une masse cellulaire dense appelée morula.

Jours 5 à 6 : le blastocyste

Une cavité remplie de liquide, appelée blastocèle, se forme et deux structures essentielles apparaissent : la masse cellulaire interne, qui donnera naissance au bébé, et le trophectoderme, qui formera le placenta.

Image au microscope d’un blastocyste humain au 5e jour de développement, avec une cavité remplie de liquide et un amas cellulaire dense sur l’un des côtés.

Lorsque l’embryon atteint le stade de blastocyste, il peut être évalué selon un système de classification des blastocystes, aussi appelé notation embryonnaire.

 

Qualité des embryons : de quoi s’agit-il ?

La qualité des embryons correspond à la manière dont les embryologistes observent et évaluent le développement embryonnaire au microscope, en particulier lorsque l’embryon atteint le stade de blastocyste. Cette évaluation, aussi appelée notation embryonnaire ou classification des blastocystes, permet d’attribuer un grade à chaque embryon selon son aspect morphologique et son potentiel d’implantation.

Il s’agit d’une véritable photographie du développement embryonnaire à un instant T. Le but est de déterminer quel embryon transférer en priorité, lequel congeler pour une utilisation ultérieure ou encore lequel orienter vers un test génétique comme le PGT-A. En revanche, cette évaluation de la qualité ne permet pas de garantir qu’un embryon aboutira à une grossesse.

 

Les systèmes de classification embryonnaire

Toutes les cliniques n’utilisent pas le même système de classification ; le plus répandu à l’international est le système de classification des blastocystes de Gardner et Schoolcraft. Chez Ferticentro, nous avons opté pour le système ASEBIR, largement adopté en Espagne et au Portugal.

Dans les deux cas, l’évaluation repose sur l’analyse attentive de trois éléments essentiels :

  • l’aspect de la masse cellulaire interne (les cellules qui formeront le bébé)
  • le développement du trophectoderme (les cellules qui formeront le placenta)
  • le degré d’expansion du blastocyste

Classification ASEBIR : comment est-elle établie ?

Le système de classification des embryons ASEBIR classe les embryons de A à D à partir de l’évaluation de trois éléments essentiels :

  1. La masse cellulaire interne (MCI) : le groupe de cellules qui formera le bébé.
  2. Le trophectoderme (TE) : la couche externe de cellules qui formera le placenta.
  3. Le degré d’expansion du blastocyste : il indique à quel point l’embryon s’est développé en préparation de l’implantation.

Chaque critère reçoit une note allant de A (meilleure qualité) à D (qualité la plus faible).

Critère A B C D
Masse cellulaire interne Grande, compacte et bien structurée Légèrement plus petite ou moins compacte Peu de cellules, aspect irrégulier Très peu de cellules ou signes de dégénérescence
Trophectoderme Nombreuses cellules régulières formant une couche homogène Cellules légèrement irrégulières Peu de cellules Très peu de cellules, couche fine ou signes de dégénérescence
Expansion du blastocyste Blastocyste complètement expansé, zone pellucide amincie Blastocyste partiellement expansé Début d’expansion Expansion minime ou absente

Par exemple, lorsqu’un embryon est décrit comme un blastocyste expansé avec une masse cellulaire interne (MCI) notée A et un trophectoderme (TE) noté B, il est considéré comme un embryon de très bonne qualité. Cela signifie que l’embryon s’est bien développé, que les cellules destinées à former le bébé présentent un excellent aspect, et que celles qui formeront le placenta montrent également de bonnes caractéristiques.

Embryons 4AA, 5AA, 6AA : comprendre la classification de Gardner

De nombreuses cliniques utilisent le système de classification de Gardner et Schoolcraft pour évaluer les blastocystes. Dans ce système, un chiffre et deux lettres permettent de décrire le stade de développement de l’embryon ainsi que la qualité de ses principales structures :

  • Le chiffre correspond au degré d’expansion du blastocyste.
  • La première lettre évalue la masse cellulaire interne (MCI), c’est-à-dire le groupe de cellules qui formera le futur bébé.
  • La seconde lettre évalue le trophectoderme (TE), la couche externe de cellules qui formera le placenta.

Voici comment interpréter les grades les plus fréquents :

  • Un embryon 4AA correspond à un blastocyste complètement expansé, avec une excellente masse cellulaire interne et un excellent trophectoderme.
  • Un embryon 5AA est un blastocyste en éclosion : il commence à sortir de sa zone pellucide, tout en présentant une excellente qualité cellulaire.
  • Un embryon 6AA est un blastocyste complètement éclos, déjà sorti de sa zone pellucide, avec une excellente qualité de la masse cellulaire interne et du trophectoderme.

Tous les embryons n’obtiennent pas un grade « AA », et cela est parfaitement normal.

  • Un embryon 4AB, par exemple, présente une excellente masse cellulaire interne, mais un trophectoderme légèrement moins homogène.
  • Un embryon 4BB présente une bonne qualité dans les deux zones : il n’est pas parfait au microscope, mais il conserve un fort potentiel d’implantation et de grossesse.
  • Même des embryons classés 4BC, 4CB ou 4CC peuvent aboutir à une naissance, malgré leurs taux d’implantation généralement plus faibles.

Ce qui compte le plus n’est pas la perfection au microscope, mais la capacité de l’embryon à poursuivre son développement normalement. De nombreux bébés en bonne santé naissent d’embryons considérés comme « moyens » ou de qualité plus modérée.

 

Qui évalue la qualité des embryons ?

Embryologiste dans un laboratoire observant des embryons au microscope dans le cadre d’un parcours de FIV.

Derrière chaque système de classification se trouve une équipe d’embryologistes hautement qualifiés, dont l’expertise est essentielle à chaque étape du processus. Comme l’explique Dr Barauna :

« Pour que toutes ces procédures soient réalisées de manière sûre et efficace, il est indispensable de disposer d’une équipe de laboratoire hautement qualifiée et expérimentée. Les embryologistes jouent un rôle essentiel pour garantir une évaluation précise des embryons, réaliser les biopsies en toute sécurité lorsque cela est indiqué, et intégrer les résultats du laboratoire à la prise de décision clinique afin d’optimiser les chances de réussite des patientes. »

 

Chez Ferticentro, cette expertise humaine s’accompagne des technologies les plus avancées. Nous croyons fermement à l’alliance entre la science et l’innovation. En complément de l’expertise de nos embryologistes, nous utilisons également un système d’intelligence artificielle qui aide à la prise de décision.

« Après l’évaluation réalisée par l’embryologiste, l’outil d’intelligence artificielle attribue un score de 0 à 10 à partir des données recueillies pendant les cinq premiers jours de développement embryonnaire. Cela nous aide à sélectionner l’embryon présentant le meilleur potentiel d’implantation et à offrir aux patients et aux patientes les meilleures chances de réussite. »

 

Cette approche permet à chaque embryon d’être évalué deux fois : une première fois par un embryologiste expérimenté en appliquant le système de notation ASEBIR, puis par un logiciel d’intelligence artificielle capable d’analyser des milliers de schémas de développement. Ensemble, ces deux approches rendent la sélection embryonnaire aussi objective et fiable que possible.

 

Qualité des embryons et chances de réussite

La qualité des embryons fournit des indications précieuses, mais elle ne constitue pas une science exacte. Chaque système de classification exprime la qualité embryonnaire de manière légèrement différente.

Le système de classification de Gardner et Schoolcraft reste le plus utilisé à l’international. Chez Ferticentro, nous avons opté pour le système ASEBIR, largement répandu en Espagne et au Portugal. Dans les deux cas, l’objectif reste le même : identifier les embryons présentant le meilleur potentiel d’implantation.

Classification ASEBIR : quels taux de réussite ?

Le protocole de classification des embryons ASEBIR, utilisé chez Ferticentro, classe les embryons de A à D selon trois critères principaux : la masse cellulaire interne (MCI), le trophectoderme (TE) et le degré d’expansion du blastocyste.

  • Grade A : excellente morphologie, cellules régulières et symétriques, fort potentiel d’implantation.
  • Grade B : bonne morphologie avec de légères irrégularités, potentiel d’implantation toujours élevé.
  • Grade C : qualité intermédiaire, avec certaines irrégularités de structure ou de développement.
  • Grade D : qualité plus faible ; l’implantation reste possible, mais les chances sont nettement plus réduites.

Les études montrent que les taux d’implantation observés avec le système ASEBIR suivent une tendance similaire à celle du système de Gardner :

  • Les grades A et B correspondent au meilleur potentiel de grossesse.
  • Le grade C peut également indiquer des naissances en bonne santé.
  • Le grade D présente des taux d’implantation plus faibles, mais une grossesse n’est pas totalement exclue.

Compte tenu des faibles chances d’implantation associées aux embryons de grade D, Ferticentro ne procède ni à leur congélation ni à leur transfert.

Taux de réussite moyens avec la classification ASEBIR :

Classification ASEBIR Taux moyen d’implantation Ce que cela signifie pour les patients
A 50%-65% Potentiel d’implantation élevé
B 45-50% Très bon potentiel d’implantation
C 35-40% Potentiel d’implantation modéré

Taux de réussite moyens avec la classification de Gardner :

Grade embryonnaire Taux moyen d’implantation Ce que cela signifie pour les patients
4AA / 5AA 55 – 65 % Potentiel d’implantation élevé
4AB / 5AB 45 – 55 % Très bon potentiel d’implantation
4BB / 5BB 35 – 45 % Potentiel d’implantation modéré
Grades inférieurs 20 – 30 % Potentiel d’implantation réduit (mais pas impossible)

 

Autres facteurs qui influencent les taux de réussite

Les chances de grossesse ne dépendent pas uniquement de la qualité embryonnaire. Plusieurs éléments jouent également un rôle important, notamment :

  • L’âge de la femme et la qualité des ovocytes : avec l’âge, la qualité ovocytaire diminue naturellement, ce qui peut influencer le développement embryonnaire.
  • La qualité du sperme : la mobilité, la morphologie et l’intégrité de l’ADN des spermatozoïdes ont un impact direct sur la fécondation et la croissance embryonnaire.
  • L’environnement utérin : un endomètre sain et réceptif est indispensable pour permettre l’implantation de l’embryon.
  • La part d’aléa biologique : même un embryon de très bonne qualité ne s’implante pas toujours, et la médecine ne peut pas tout expliquer.

Quel que soit le système de classification utilisé, il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’une estimation de probabilité, et non d’une certitude. Chaque embryon est unique, et chaque grossesse dépend de nombreux facteurs qui vont bien au-delà de ce que l’on peut observer au microscope.

La notation embryonnaire repose uniquement sur ce que les embryologistes peuvent observer au microscope ; elle ne permet donc pas d’évaluer la santé génétique de l’embryon.

Deux embryons peuvent présenter une qualité morphologique très similaire. Pourtant, l’un peut présenter un génome normal, tandis que l’autre peut être affecté d’une anomalie chromosomique.

C’est pourquoi de nombreuses patientes en FIV, en particulier après 35 ans ou en cas d’antécédents de fausse couche, choisissent d’associer l’évaluation morphologique au PGT-A (test génétique préimplantatoire des aneuploïdies). Ces deux approches permettent d’obtenir une vision plus complète et plus fiable des embryons ayant le plus fort potentiel d’évolution vers une grossesse.

Comme l’explique Dr Bruno Barauna, directeur qualité du laboratoire et embryologiste chez Ferticentro :

« Même si cette évaluation ne permet pas de connaître la santé génétique d’un embryon, elle nous donne des indications précieuses sur ceux qui ont le plus de chances de présenter un génome chromosomique normal (euploïdes) et donc un meilleur potentiel d’implantation. Bien sûr, lorsqu’on travaille avec la biologie humaine, il n’existe aucune garantie : il s’agit toujours de probabilités fondées sur les données scientifiques disponibles à ce jour. »

 

PGT-A : comment évaluer la qualité embryonnaire ?

Le PGT-A (test génétique préimplantatoire des aneuploïdies) est un examen complémentaire qui consiste à analyser quelques cellules prélevées sur la couche externe de l’embryon, appelée trophectoderme, afin de vérifier si l’embryon possède un nombre normal de chromosomes.

La notation embryonnaire et le PGT-A évaluent deux aspects différents de la santé embryonnaire. La notation repose sur l’aspect et le développement de l’embryon, tandis que le PGT-A s’intéresse à son patrimoine génétique. Comme l’explique Dr Barauna :

« En général, les embryons de meilleure qualité morphologique ont davantage de chances d’être euploïdes, c’est-à-dire de présenter un nombre normal de chromosomes, que ceux dont la qualité est plus faible. »

 

Il précise toutefois qu’il s’agit d’une tendance statistique, et non d’une certitude :

« Cela ne constitue jamais une garantie : nous parlons toujours en termes de probabilité. »

 

L’âge joue également un rôle majeur dans cette équation :

« Un autre facteur essentiel qui influence les taux d’euploïdie est l’âge ovocytaire, directement lié à la qualité des ovocytes. La qualité ovocytaire diminue de manière significative après 35 ans, et encore davantage après 40 ans. »

 

C’est pourquoi Ferticentro encourage ses patientes à considérer la notation embryonnaire et le PGT-A comme deux outils complémentaires, et non opposés. Comme le rappelle Dr Barauna :

« La morphologie de l’embryon apporte des informations précieuses, mais elle ne permet pas, à elle seule, de savoir si l’embryon possède un nombre normal de chromosomes. Le test PGT-A reste donc un outil complémentaire important, même pour des embryons qui paraissent moins prometteurs au microscope, car ils peuvent malgré tout présenter un nombre normal de chromosomes. »

 

En résumé, la notation embryonnaire permet d’évaluer la qualité et le développement de l’embryon, tandis que le test génétique PGT-A vérifie s’il possède un nombre normal de chromosomes. Utilisés ensemble, ces deux examens permettent d’identifier plus précisément les embryons offrant les meilleures chances de grossesse.

 

Évaluation de la qualité des embryons : et après ?

Spécialiste de la fertilité en consultation avec un couple pour discuter de la suite du parcours après l’évaluation de la qualité des embryons.

Une fois la qualité des embryons évaluée, l’équipe médicale engage une discussion avec les patients pour définir la suite du parcours. Plusieurs options peuvent être envisagées :

  • Le transfert d’embryons frais : il a généralement lieu au 5e ou 6e jour de développement.
  • La vitrification : les embryons sont congelés pour être utilisés lors d’un futur cycle.
  • Le test PGT-A : dans ce cas, les embryons sont également congelés. Quelques cellules sont prélevées sur le trophectoderme (la couche externe qui formera le placenta) puis envoyées pour analyse génétique, tandis que les embryons sont conservés par vitrification. Une fois les résultats disponibles, un embryon présentant un nombre normal de chromosomes peut être décongelé puis transféré lors d’un cycle ultérieur. Pour en savoir plus, consultez notre guide sur le dépistage embryonnaire.

Quelle que soit l’option retenue, votre médecin vous expliquera les raisons de ce choix, les résultats attendus et l’accompagnement prévu à chaque étape du parcours.

Foire aux questions

Est-ce important d’évaluer la qualité de l’embryon ?

Oui. La qualité embryonnaire donne des indications précieuses sur le potentiel d’implantation. Toutefois, même des embryons de qualité modérée peuvent aboutir à une grossesse et à la naissance d’un bébé en bonne santé. Cette évaluation ne doit donc jamais être considérée comme une garantie.

Évaluer la qualité embryonnaire est-t-il aussi important même si l’embryon possède un nombre normal de chromosomes (euploïde) ?

Oui. Un embryon présentant un nombre normal de chromosomes peut malgré tout avoir un aspect différent au microscope. L’évaluation morphologique permet d’identifier lequel a les meilleures chances de s’implanter dans l’utérus.

Le diagnostic préimplantatoire PGT-A remplace-t-il l’évaluation de la qualité embryonnaire ?

Non. Le test PGT-A apporte des informations sur le nombre de chromosomes, tandis que la notation embryonnaire évalue l’aspect et le développement de l’embryon. Ces deux approches sont complémentaires et aident à choisir l’embryon à transférer en priorité.

Comment les embryons sont-ils évalués ?

Les embryologistes observent le blastocyste au microscope et analysent principalement trois éléments : la masse cellulaire interne (MCI), qui formera le bébé, le trophectoderme (TE), qui formera le placenta, et le degré d’expansion du blastocyste. Chaque critère reçoit ensuite un grade entre A et D.

Comment fonctionne la notation embryonnaire ?

Il s’agit d’une évaluation détaillée réalisée par les embryologistes selon des critères internationaux, comme le système de classification des embryons ASEBIR ou le système de Gardner, afin de décrire de façon claire et cohérente la qualité des embryons.

Quels sont les grades des embryons ?

Les grades vont généralement de A (meilleure qualité) à D (qualité plus faible). De nombreuses cliniques utilisent aussi des notations comme 4AA ou 5AA pour préciser le stade de développement et la qualité du blastocyste.

Que signifie le chiffre dans les grades de la notation embryonnaire ?

Le chiffre correspond au degré d’expansion du blastocyste :

1 = blastocyste précoce

2 = blastocyste

3 = blastocyste complet

4 = blastocyste expansé

5 = blastocyste en éclosion

6 = blastocyste éclos

Les lettres indiquent la qualité de la masse cellulaire interne (MCI) et du trophectoderme (TE).

Quand les embryons sont-ils évalués ?

Les embryons sont généralement évalués au 5e ou 6e jour après la fécondation, lorsqu’ils atteignent le stade de blastocyste. Certaines observations sont également réalisées plus tôt, aux 2e et 3e jours du développement.

Que signifie « embryon 4AA » ?

Un embryon 4AA correspond à un blastocyste complètement expansé, avec une excellente masse cellulaire interne et un excellent trophectoderme. Il s’agit de l’un des grades les plus favorables à l’implantation.

Que signifie « embryon 5AA » ?

Un embryon 5AA est un blastocyste en éclosion, c’est-à-dire qu’il commence à sortir de sa zone pellucide, tout en présentant une excellente qualité cellulaire. Il est souvent privilégié pour le transfert ou la vitrification.

Un embryon de qualité plus faible peut-il quand même aboutir à une grossesse ?

Oui. De nombreuses grossesses évolutives sont obtenues avec des embryons classés C, voire D. La notation embryonnaire indique une probabilité, mais ne détermine jamais à elle seule l’issue du traitement.

La notation embryonnaire permet-elle de prévoir une fausse couche ?

Non. Le risque de fausse couche dépend surtout de la santé génétique de l’embryon ainsi que de facteurs maternels. Le test préimplantatoire PGT-A apporte davantage d’informations sur les anomalies chromosomiques.

Que se passe-t-il si aucun embryon n’atteint le stade de blastocyste ?

Cela peut être difficile à vivre, mais cela ne signifie pas qu’une grossesse est impossible. Votre médecin analysera la stimulation ovarienne, la qualité ovocytaire et les conditions de laboratoire afin d’adapter la prise en charge pour le cycle suivant.

Les embryons congelés ont-ils moins de chances de s’implanter ?

Non. Grâce aux techniques modernes de vitrification, les embryons congelés offrent aujourd’hui des taux de réussite très proches de ceux des embryons transférés frais.

L’âge a-t-il une influence sur la qualité embryonnaire ?

Oui. Avec l’âge, la qualité des ovocytes diminue progressivement, ce qui peut entraîner un développement embryonnaire moins favorable et des embryons qui évoluent plus lentement, notamment après 35 ans.

L’intelligence artificielle va-t-elle remplacer les embryologistes ?

Non. L’intelligence artificielle assiste les embryologistes en analysant des données et des détails que l’œil humain ne peut pas toujours percevoir. En revanche, les décisions finales restent toujours prises par les spécialistes.

 

Évaluation de la qualité des embryons et FIV : contactez Ferticentro pour en savoir plus

Chez Ferticentro, chaque embryon fait l’objet d’une évaluation rigoureuse, fondée sur des techniques de laboratoire de pointe et sur plusieurs décennies d’expérience clinique. Que vous commenciez votre parcours de FIV ou que vous envisagiez un diagnostic préimplantatoire PGT-A, notre équipe vous accompagne à chaque étape, avec des explications claires et un suivi personnalisé pour vous aider à avancer en toute confiance.

Contactez notre équipe dès aujourd’hui pour en savoir plus sur l’évaluation de la qualité des embryons, le diagnostic préimplantatoire PGT-A et les options de traitement personnalisées qui s’offrent à vous.