Questions fréquentes sur l’ADN mitochondrial et la FIV
Voici quelques-unes des questions que les patientes et les patients me posent le plus souvent lorsque nous abordons l’ADN mitochondrial, les tests génétiques et la FIV. C’est compréhensible : la science peut sembler complexe, et beaucoup souhaitent savoir si ces examens les concernent. Voici ce que j’explique généralement en consultation.
Les troubles mitochondriaux peuvent-ils provoquer un échec de FIV ?
Dans la majorité des cas, non. La plupart des échecs de FIV ne sont pas liés à des anomalies de l’ADN mitochondrial. Des facteurs tels que la qualité des ovocytes ou des spermatozoïdes, les anomalies chromosomiques de l’embryon ou des facteurs utérins sont beaucoup plus fréquents. Les troubles mitochondriaux sont rares et concernent le plus souvent des familles ayant un antécédent connu de maladie mitochondriale.
Dois-je faire analyser mon ADN mitochondrial avant une FIV ?
Pour la plupart des patientes, ce n’est pas nécessaire. Ces mutations sont très rares et généralement associées à des familles présentant des symptômes évocateurs ou un antécédent documenté de maladie mitochondriale. Les femmes présentant un diagnostic préimplantatoire (PGT-A) normal peuvent être rassurées : leurs embryons ont été analysés pour les anomalies chromosomiques les plus fréquentes affectant l’implantation et l’évolution de la grossesse.
Dans quels cas un test de l’ADN mitochondrial est-il recommandé ?
L’analyse de l’ADN mitochondrial n’est envisagée que lorsqu’il existe :
- Un trouble mitochondrial maternel confirmé ou suspecté
- Un antécédent familial connu de maladie mitochondriale
- Des enfants précédemment atteints d’une affection mitochondriale
S’il existe des éléments laissant penser qu’une anomalie de l’ADN mitochondrial est possible, un médecin généticien peut proposer des examens spécifiques pour confirmer ou exclure une mutation.
Le diagnostic préimplantatoire (PGT-A) permet-il de détecter les anomalies mitochondriales ?
Non. Le PGT-A (test génétique préimplantatoire pour l’aneuploïdie) analyse les chromosomes présents dans le noyau de la cellule, et non l’ADN mitochondrial. La détection des mutations mitochondriales nécessite un examen différent, appelé séquençage de l’ADN mitochondrial.
Le don mitochondrial est-il légal au Portugal ?
Pas encore. Le don mitochondrial n’est actuellement autorisé que dans quelques pays, comme le Royaume-Uni. Cependant, la recherche dans ce domaine progresse rapidement, et de nouveaux développements pourraient permettre son accès à d’autres patientes européennes à l’avenir.
Que faire en cas d’antécédents familiaux de maladie mitochondriale ?
S’il existe un antécédent connu ou suspecté de maladie mitochondriale, il est important de le signaler avant le début du traitement. Chez Ferticentro, nous collaborons étroitement avec des conseillers en génétique et des médecins généticiens pour garantir à chaque personne un accompagnement clair, des tests appropriés et un plan adapté à sa situation.
L’ADN mitochondrial influence-t-il le vieillissement ou notre état de santé général ?
L’ADN mitochondrial joue un rôle essentiel dans la production d’énergie au sein des cellules, et certaines recherches suggèrent qu’il pourrait être associé au vieillissement cellulaire ou à la santé globale. Toutefois, ces variations naturelles sont très différentes des mutations mitochondriales héréditaires, qui, elles, provoquent des maladies.
Le mode de vie peut-il influencer la santé des mitochondries ?
Oui, dans une certaine mesure. Un mode de vie sain incluant une activité physique régulière, une alimentation équilibrée et excluant le tabac peut contribuer au bon fonctionnement des mitochondries. Cela ne permet pas de prévenir les maladies mitochondriales héréditaires, mais participe à la santé cellulaire et reproductive globale.